Anthea Lubat


À la croisée de plusieurs techniques et champs de connaissances, mes dessins sont souvent comparables à quelque chose, déjà perçu quelque part. Miroirs d’un imaginaire ineffable, ils évoquent un archipel de formes contemplées, puis recueillies à un moment donné. Chaque forme couchée sur la feuille ramène à un souvenir, un état, une conscience, car les rêveries gravent aussi la mémoire.

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Le revers de la feuille
Frais dans l’ombre
Discret jusqu’au sublime
Sourire d’innocence

Les plus fragiles tiges
Frémissements dans la lumière
Plient et cassent
En silence

Ce poème, tout comme les tableaux, ne traitent pas vraiment de la nature. Il n’est pas ce qui est vu. Il est l’éternel inné dans l’esprit.

Agnes Martin, Ecrits

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